Comment la ménopause est devenue taboue

letemps.ch

Interview. A l’occasion de la sortie de son livre “La fabrique de la ménopause” (Ed. CNRS), la sociologue Cécile Charlap raconte comment “…les discours sociaux, médicaux et médiatiques actuels dépeignent cette période (la ménopause) sous le signe de la pathologie, à la fois physique, psychologique et émotionnelle, et toujours associée au risque: ostéoporose, cancers, etc. Ce qui donne effectivement une grammaire de la ménopause, presque un cadre obligatoire, tandis que les femmes ne sont autorisées à en parler qu’en termes de symptômes, chez le médecin…”

“Dans la société française contemporaine, la ménopause apparaît comme une étape-clé du vieillissement des femmes, souvent vécue avec angoisse, et prise en charge par la médecine. L’on pourrait penser que c’est une façon universelle de considérer un événement qui, après tout, l’est aussi. Il n’en est rien. Selon les sociétés, la cessation des menstruations peut être un accroissement des possibles et des pouvoirs, l’avènement d’une sexualité enfin libérée de la fertilité, ou même un non-événement, ne faisant pas l’objet d’une attention particulière, au point qu’il n’existe pas de mot pour le désigner.” (CNRS Éditions)

Pour lire l’entretien :

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